Les techniques de traitement

Principe généraux

Fosse toutes eaux

Champ et tranchées d'épandage

Filtre à sable non drainé

Filtre à sable drainé

Tertre d'infiltration

Massif à zéolite

Toilettes sèches

Autres dispositifs agréés

DTU 64.1

 

Principe généraux

Suite à la collecte(1), les eaux usées domestiques sont prétraitées dans une fosse étanche(3) qui permet la décantation des matières en suspension des eaux collectées, la rétention des éléments flottants et une première étape de dégradation.
Les eaux usées sont traitées(6) grâce à l’activité microbiologique présente soit dans le sol naturel (épandage), soit dans le sol reconstitué (filtre à sable). Les ventilations(2 et 4) apportent l’oxygène nécessaire à l’activité microbiologique du système de traitement.
Le dimensionnement de la filière est fonction de la taille de l’habitation et de la perméabilité du sol.
Un entretien régulier de votre installation vous garantira une bonne qualité de fonctionnement au fil du temps.

Warning Les eaux pluviales ne doivent pas être connectées au système d'assainissement.

Schema assainissement non collectif

Fosse toutes eaux

Une fosse toutes eaux est un appareil destiné à la collecte, à la liquéfaction partielle des matières polluantes contenues dans les eaux usées et à la rétention des matières solides et des déchets flottants, afin de protéger l’épandage contre un risque de colmatage.
Elle reçoit l’ensemble (WC, cuisine, salle de bains) des eaux usées domestiques.
La fosse septique reçoit uniquement les eaux vannes (WC), sa pose n'est plus autorisée.
La fosse toutes eaux génère des gaz qui doivent être évacués par une ventilation efficace. L’évacuation de ces gaz est assurée par un extracteur (ventilation secondaire en diamètre 10cm) placé au dessus des locaux habités.
Fiche technique : Fosse toutes eaux

 

Champ et tranchées d'épandage en sol naturel

L'épandage reçoit les effluents prétraités par la fosse toutes eaux.
Le sol en place est utilisé comme système épurateur et la perméabilité est suffisante pour assurer la dispersion des eaux traitées dans le sol.
Si la réalisation de tranchées d'infiltration s'avère difficile par mauvaise tenue des parois (cas des sols sableux), un lit d'épandage à faible profondeur remplace les tranchées.
Fiches techniques : Tranchées d'épandageChamp d'épandage

 

Filtre à sable non drainé

Le sol en place n'a pas la structure satisfaisante pour traiter les eaux usées, il est alors remplacé par du sable.
La perméabilité est suffisante pour assurer la dispersion des eaux traitées dans le sol.
La répartition de l’effluent est assurée par des tuyaux munis d’orifices, établis en tranchées dans une couche de graviers.
Fiche technique : Filtre à sable non drainé

 

Filtre à sable drainé

Le sol en place n'a pas la structure satisfaisante pour traiter les eaux usées, il est alors remplacé par du sable.
La perméabilité n'est pas suffisante pour assurer la dispersion des eaux traitées dans le sol, il faut alors trouver un autre mode d'évacuation des effluents.

Autres modes d'évacuation autorisés :

  • Réutilisation pour l’irrigation souterraine de végétaux, dans la parcelle, à l’exception de l’irrigation de végétaux utilisés pour la consommation humaine et sous réserve d’absence de stagnation en surface ou de ruissellement des eaux usées traitées (peu de retour d'expérience sur cette nouvelle technique, type de végétaux, linéaire...).
  • Rejet vers le milieu hydraulique superficiel après autorisation du propriétaire ou du gestionnaire du milieu récepteur, s’il est démontré, par une étude particulière à la charge du pétitionnaire, qu’aucune autre solution d’évacuation n’est envisageable.
  • Puits d’infiltration dans une couche sous-jacente, de perméabilité comprise entre 10 et 500 mm/h, selon des caractéristiques techniques précisées en annexe 1 de l'arrêté du 7 septembre 2009. Ce mode d’évacuation est autorisé par la collectivité, au titre de sa compétence en assainissement non collectif, en application du III de l’article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales sur la base d’une étude hydrogéologique.

Fiches techniques : Filtre à sable drainé - Puits d'infiltration

 

Tertre d'infiltration

Ce dispositif exceptionnel est à prévoir lorsqu'il n'existe pas d'exutoire pouvant recevoir l'effluent traité et/ou la présence d'une nappe phréatique proche a été constatée, ou encore l'épaisseur de terre perméable n'est pas suffisante.
Il utilise le sable comme système épurateur et le sol en place comme milieu dispersant.
Il peut être en partie enterré ou totalement hors sol et nécessite, le cas échéant, une pompe de relevage.

Fiche technique : Tertre d'infiltration

 

Massif à zéolite

Ce dispositif compact est particulièrement adapté aux terrains de faible surface ou lorsque l’implantation d’un dispositif classique s’avère impossible.
Il peut être installé quelle que soit la nature du sol.
Il faut cependant disposer d'un autre mode d'évacuation des effluents traités, comme ceux présentés dans la filière « Filtre à sable drainé ».

Fiche technique : Massif à zéolite

 

Toilettes sèches

Les toilettes dites sèches (sans apport d’eau de dilution ou de transport) sont autorisées, à la condition qu’elles ne génèrent aucune nuisance pour le voisinage ni rejet liquide en dehors de la parcelle, ni pollution des eaux superficielles ou souterraines.

Les toilettes sèches sont mises en œuvre :

  • soit pour traiter en commun les urines et les fèces. Dans ce cas, ils sont mélangés à un matériau organique pour produire un compost ;

  • soit pour traiter les fèces par séchage. Dans ce cas, les urines doivent rejoindre la filière de traitement prévue pour les eaux ménagères.

Les toilettes sèches sont composées d’une cuve étanche recevant les fèces ou les urines. La cuve est régulièrement vidée sur une aire étanche conçue de façon à éviter tout écoulement et à l’abri des intempéries.
Les sous-produits issus de l’utilisation de toilettes sèches doivent être valorisés sur la parcelle et ne générer aucune nuisance pour le voisinage, ni pollution.

 

Autres dispositifs agréés

Les eaux usées domestiques peuvent être également traitées par des installations composées de dispositifs agréés par les ministères en charge de l’écologie et de la santé, à l’issue d’une procédure d’évaluation de l’efficacité et des risques que les installations peuvent engendrer directement ou indirectement sur la santé et l’environnement.

Ces dispositifs sont référencés sur le site interministériel de l'Assainissement Non Collectif.

 

DTU 64.1 de mars 2007

Il s'agit de la norme pour la mise en œuvre des dispositifs d'assainissement autonome.
Le propriétaire doit demander à l'entreprise réalisant les travaux de se référer à cette norme.
Vous pouvez vous procurer la norme sur le site de l'AFNOR.